lundi 13 octobre 2014

Crise du BTP, les groupements d'employeurs continuent d'être lourdement impactés : exemple à Bergerac




Récession, permis de construire en chute libre, commandes publiques en berne: les raisons ne manquent pas pour expliquer la morosité du secteur des bâtiments et travaux publics (BTP). 

Les groupements d'employeurs spécialisés dans le secteur ne sont hélas pas à l'abri.
En témoigne le  redressement judiciaire de Groupement D'Employeurs Reunis Pour L'Emploi à Bergerac qui a réussi malgré tout à présenter un plan de continuation avalisé par le tribunal le 2 octobre dernier.



Et quand le bâtiment ne va pas, rien ne va. C’est la situation dans laquelle se trouve l’économie française, puisque le secteur du bâtiment et des travaux publics est celui qui est le plus touché par la crise et le chômage.
En réalité, les difficultés rencontrées par la construction immobilière n’ont rien de conjoncturel, même si certains mettent en cause la baisse du pouvoir d’achat.

En France, une défaillance d'entreprise sur trois frappe la construction, un secteur traditionnellement vulnérable, où les effets de la crise s'aggravent en 2014, (source  Coface), avec au moins 22.000 faillites, soit une hausse d'au moins 7%. Cette situation s'explique par la fragilité structurelle des entreprises du secteur (qui compte 95% de microentreprises) et une "profitabilité qui diminue de manière préoccupante", plus fortement que la moyenne, dans un contexte de demande en berne, selon l'assureur-crédit qui publie jeudi son baromètre sectoriel des risques de non remboursement des crédits. 
Tous les voyants au rouge. Les défaillances "touchent désormais des entreprises plus anciennes et de taille de plus en plus importante, rendues vulnérables par la durée de la crise".
En plus de la baisse d'activité qui limitent fortement l'embauche (l'intérim par exemple s'effondre dans le BTP depuis juin)  les groupements d'employeurs de ce secteur sont en ricochet directement impactés par ces dépôts de bilan que leur laissent des créances qu'ils ont très peu de chance de recouvrer.

Pour sortir de la crise ces groupements d'employeurs n'auraient-ils pas intérêt à se diversifier dans d'autres secteurs d'activité pour limiter leur risque ?
Une question à creuser car la sortie du tunnel n'est toujours pas en vue

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